Si vous me suivez depuis longtemps, vous devez savoir que mon dada, c’est la cuisine des déchets.
Dis comme ça, c’est sûr que ce n’est pas très glamour ni très vendeur. 😅 Mais quand on s’y attarde un peu, sur ces « déchets » (épluchures, trognons…), on se rend compte qu’ils sont précieux et on finit par les aimer. 😁 En tout cas, moi je les adore (mes livres de cuisine dédiés au sujet en attestent 😉), et je vais vous expliquer pourquoi.


Mais tout d’abord, quels sont-ils, ces déchets ?
Eh bien, il s’agit tout simplement des épluchures en tous genres, des trognons (de choux, de pommes, de poires…), des feuilles et tiges de divers végétaux, des écorces, gousses et cosses…
Je pense aussi aux produits de boulangerie rassis, qui peuvent être consommés différemment plutôt que jetés. Et à tout ce qui est susceptible d’être consommé (pas uniquement par des poules 🐔 ou des chèvres 🐐).



Et du coup, qu’est-ce qu’on y gagne à les cuisiner ?
Les avantages sont nombreux :
- une poubelle qui se remplit nettement moins vite et qui ne sent plus mauvais (si vous êtes adepte du compostage, c’est super) ;
- la possibilité de faire plus de plats avec un seul produit (exemple : la chair des carottes râpée, la peau pour réaliser un bouillon ou un cake aux épluchures, et les fanes dans un pesto) ;
- par conséquent, la possibilité de faire des économies, car on achète moins ;
- la possibilité d’ingérer plus de nutriments (vitamines, antioxydants, fibres…), la peau et les feuilles des végétaux en étant d’excellentes sources (plus que la chair) ;
- un gain de créativité et d’originalité au niveau des recettes ;
- un gain de temps quand on n’a pas envie d’éplucher/parer un fruit ou un légume 😉 ;
- la satisfaction de n’avoir rien gaspillé, d’avoir tiré profit au maximum du produit.
Dans mon premier livre sur le sujet (et mon premier livre tout court ^^), je disais que « la cuisine de ce que l’on considère d’ordinaire comme des déchets est ainsi devenue pour moi une cuisine du quotidien, économique, écologique, goûteuse… et ludique ! En effet, tenter de relever le défi de cuisiner un nouveau « déchet » ou de le cuisiner autrement que d’habitude, est assez amusant et stimulant. Il se peut qu’il y ait des ratés, mais lorsque le pari est réussi, une vraie satisfaction se fait sentir… voire même un brin de fierté ! »
Quasiment 10 ans après son écriture, je pense toujours la même chose, je ne me suis pas encore lassée, je découvre encore de nouveaux « déchets » et de nouvelles manières de les cuisiner. 😉


Vigilance : on ne se lance pas « au hasard »
Attention, certains éléments végétaux ne sont pas comestibles. Ainsi on ne consommera pas tout et n’importe quoi sans s’être renseigné·e au préalable.
Les feuilles de rhubarbe (on ne mange que les côtes), par exemple, sont toxiques, en raison de leur très forte teneur en acide oxalique. Les amandons des noyaux d’abricots peuvent être consommés, mais avec grande modération.
Faites ainsi toujours preuve de vigilance, documentez-vous avant de vous lancer dans la cuisine et la consommation d’un « nouveau déchet ».
Et bien sûr, on privilégie les produits biologiques/non traités. Car si l’on veut bénéficier d’un maximum de nutriments, on ne veut en revanche pas profiter des pesticides et autres intrants de synthèse néfastes pour la santé présents sur la peau des végétaux conventionnels. 😌
Que vous inspire cette cuisine ? Êtes-vous déjà adeptes ? Avez-vous envie de vous lancer ? Ou est-ce que cela a plutôt tendance à vous rebuter ? Venez échanger en commentaire ! 🙂

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