Minimalisme

Le minimalisme : j’en suis où ?

Cela fait environ un an que je n’ai plus posté d’article sur la déconsommation et 2 ans et demi que je n’ai plus posté sur le minimalisme précisément. Ces derniers jours, j’ai dû me replonger dans ces sujets dans le cadre d’un projet professionnel (🤞). Cela m’a ainsi donné envie de vous en reparler ici. J’en avais déjà pas mal fait le tour depuis 2016, en abordant ces thématiques sous différents angles, mais aujourd’hui, qu’en est-il ? Où j’en suis ? Je vous dis tout ! 😉

Image Canva

Le minimalisme en bref

Pour rappel, et pour faire court, le minimalisme est un art de vivre dans la simplicité, avec peu de biens matériels. C’est se contenter de peu, de l’essentiel, se limitant à ce qui est important, utile et non superflu et superficiel. Cela se rapproche beaucoup de la sobriété heureuse de Pierre Rabhi.

On aimera ainsi avoir un intérieur désencombré, bien rangé, en laissant quelques espaces vides. (La réalité c’est qu’il est beaucoup plus facile d’y parvenir quand on a un grand logement que quand on vit dans un petit appartement qui paraît vite plein même si on n’accumule pas ! 😉)

Dans les médias, ce courant est très souvent représenté par des illustrations d’habitations très épurées, immaculées, avec des meubles en bois clair de la célèbre marque suédoise.

Une fois passée cette étape de la réduction des possessions matérielles et d’une maison désencombrée, qui est à la base de ce mouvement, le minimalisme peut tout à fait se vivre dans d’autres domaines.  Une alimentation simple et saine, à base de produits bruts, peu transformés, sans chichis.  L’envie de se connecter davantage à la nature, au lieu d’aller régulièrement faire les boutiques. Ou même de « revoir » son entourage, en faisant du tri dans ses fréquentations (en essayant de ne conserver de lien qu’avec les personnes qui nous font nous sentir bien).

Le minimalisme est ainsi à mon sens multiple.

Image Canva
Image Canva

Mon minimalisme à moi aujourd’hui

Eh bien, depuis toutes ces années, je crois que j’ai gardé la même ligne de conduite, avec la même perception du minimalisme.

Ce n’était pas juste une mode que j’ai voulu suivre un temps, puis revenir à mes vieilles habitudes. Et en fait, pour tout vous dire, je n’avais pas vraiment de vieilles habitudes de consommatrice et d’accumulatrice. Je n’ai jamais été une grande consommatrice de quoi que ce soit. Je crois que j’ai toujours eu un rapport à la consommation, aux achats, aux possessions plutôt très raisonnable. Donc cela n’a pas été difficile d’avancer dans la démarche. Parfois j’ai pu avoir un peu de mal (et encore aujourd’hui) à me séparer de certaines choses. Mais je ne regrette rien. Cela m’apprend le détachement, le lâcher-prise, et c’est très bénéfique.

Je n’ai cependant pas de maison de magazine où rien ne dépasse, avec des espaces vides. Je n’ai tout simplement pas de maison ! 😝 Je vis dans un 2 pièces de 46 mètres carrés avec mon compagnon. Et c’est aussi mon lieu de travail. Donc forcément que la donne n’est pas la même et qu’à moins d’être une ascète, je ne peux pas faire de miracle. 🙃 Et entre un grand espace d’habitation et un espace plus modeste, on pourra posséder exactement la même chose, l’impression sera différente. Dans le premier cas, l’impression sera qu’il y a peu, dans le second, que c’est plus chargé. CQFD.

Mais voilà. Je vis mon minimalisme, en fonction de mon lieu de vie, et de l’approche que j’ai du mouvement. Je pense que c’est quelque chose de très personnel, que chacun a sa vision de la chose et qu’on ne peut/veut pas tous aboutir au même résultat. Et que, plus qu’un logement ultra rangé avec peu de biens, c’est surtout une façon de penser et d’être qui prime. C’est, comme le dit si bien Josée-Anne SC que je vous invite à suivre : « être capable de retirer des couches et des couches de désirs, d’objets, de superficialités en tous genres, de distractions, etc., pour arriver à notre cœur, à notre être. C’est apprendre à générer son bonheur et sa paix intérieure indépendamment de ce qui est extérieur à nous ».

Less is more

Après, bien sûr que je suis convaincue que moins c’est mieux. Surtout pour la planète d’ailleurs. Mais aussi pour mon bien-être, ne serait-ce que visuel. J’essaie ainsi de ne pas me laisser envahir. Que ce soit au niveau matériel mais aussi, on y pense moins, au niveau du numérique par exemple : nombre de dossiers/fichiers/photos/mails/applications/etc. Cela peut aussi être de réguler la fréquence (et la durée) à laquelle on va sur les réseaux sociaux.

Je fais régulièrement le tri dans mon logement comme dans les différents domaines de ma vie. Sans être radicale pour autant, loin s’en faut. Parfois, je vous avoue que j’aimerais parvenir à me séparer d’encore plus de choses ceci dit. Mais j’ai des blocages, notamment le fameux « ocazou » ! Alors on fait comme on peut, et c’est déjà très bien. Si ce sont mes limites à l’instant-T, je peux bien sûr essayer de travailler dessus, de me poser les bonnes questions. Mais si ça n’aboutit pas (encore) au détachement de l’objet, c’est OK. Peut-être plus tard.

Petite anecdote

Je participe régulièrement à des trocs/dons de vêtements, plus par plaisir que par besoin aujourd’hui (sauf que l’autre fois j’avais besoin d’un nouveau pyjama et BAM ! j’ai trouvé pile ce que je cherchais !). Le plaisir n’est pas à négliger, même quand on est minimaliste et qu’on se concentre plus sur les besoins que les désirs. Et bref, on pourrait se dire que si c’est du troc, 1 vêtement donné = 1 vêtement récupéré. Dans la pratique, oui. Sauf que parfois, je donne des vêtements qui ne sont pas à moi. Donc je ne retire pas de vêtements de mon armoire, et en plus, j’en ramène de nouveaux.

MAIS, j’arrive parfaitement à faire la part des choses, à ne pas récupérer plus que de raison (ou alors ça repart vite dans le circuit). Et je sais aussi et surtout que je pourrais parfaitement me passer de ce type d’activité sans aucune frustration, sans ressentir de manque. Je ne me sentirais pas vide de quelque chose. Parce que j’ai appris à comprendre ma propre valeur (même si je me dévalorise tout le temps par manque de confiance 🙈). J’ai aussi compris que ce ne sont pas nos possessions qui nous définissent ou nous rendent heureux·se (même si ça y contribue pour la plupart d’entre nous, mais c’est un plus, pas la base). C’est ça aussi, pour moi, avoir un état d’esprit minimaliste.

En tous les cas, avoir cet état d’esprit, ne pas surconsommer, ne pas être tentée par les incitations quotidiennes (publicités, réseaux sociaux, etc.), faire du tri, me permet d’y voir plus clair, d’avoir l’esprit plus léger, et me procure ainsi plus de bien-être.

Image Canva

—————-

Pour consulter tous mes articles sur le sujet, rendez-vous dans l’onglet Minimalisme de la barre de menu, sous On parle.

Et vous, vous considérez-vous comme minimaliste ou pas ?
Aimeriez-vous l’être ? Quels sont vos blocages ?

Cet article vous a plu ?
Merci de le faire vivre en le commentant et le partageant !
Votre soutien via l’affiliation ainsi que sur Tipeee m’est précieux.
 ❤️
Envie de travailler avec moi ? Découvrez mes services !