Cosmétiques et ménage

Fabriquer son déodorant 100 % naturel

Les déodorants cracra du commerce, comportant des ingrédients potentiellement ou avérés nocifs pour la santé tels que l’aluminium ou les parabens  –  pour ne citer que les plus connus –, très peu pour moi, et ce depuis fort longtemps.

Pendant plusieurs années cependant, j’ai utilisé de la pierre d’alun, dont il existe deux sortes : une naturelle et l’autre synthétique. De l’aluminium se trouve dans les deux formes de pierre. Mais celui de la pierre naturelle, le potassium alum de son petit nom, ne serait pas dangereux pour la santé. Cependant, à force de polémiques sur le sujet, j’ai quand même préféré arrêter de m’en servir et trouver une autre alternative. Fabriquer son déodorant par exemple ? 🙂

Plusieurs essais plus ou moins concluants

J’ai d’abord testé le bicarbonate seul, à tapoter sur les aisselles, en les humidifiant au préalable pour y faire adhérer le bicarbonate. Même si cela fonctionnait bien, je n’ai vraiment pas été convaincue. Il y avait toujours du bicarbonate qui tombait à côté, ce n’était pas le truc le plus doux qui soit pour mes dessous de bras, bref, ça ne m’a pas plu.

J’ai alors eu l’idée de diluer le bicarbonate dans de l’eau et de mettre le tout dans un vaporisateur. Quelques pschits, pschits sur les aisselles, je tapotais un peu l’excédent d’eau avec une serviette et hop, emballé, c’était pesé ! J’avais d’ailleurs rédigé un article sur le sujet l’année dernière. Aujourd’hui, l’article est supprimé car je ne trouve plus ma solution aussi bien que cela. J’en avais été très satisfaite au début, mais c’était en été… Et avec l’hiver, il m’a été beaucoup plus difficile de me vaporiser de l’eau froide sous les bras tous les matins ! De plus, lorsque j’ai voulu refaire mon mélange eau + bicarbonate, allez savoir pourquoi, le bicarbonate n’a jamais voulu se dissoudre alors que la première fois, c’était nickel. Bref, du coup, j’ai abandonné.

Je me suis donc lancée, moi aussi, dans la fabrication d’un déodorant à base d’huile de coco, comme on en voit de plus en plus sur la blogosphère. Moi qui étais relativement réticente à acheter de l’huile de coco car c’est une huile assez chère, venant de loin, très en vogue (j’aime pas quand une chose est trop à la mode ^^)… et puis j’avais peur de tacher mes vêtements. Mais en fait, j’ai succombé. Et en y réfléchissant, un pot d’huile de coco va me durer méga longtemps. En outre, je peux l’utiliser aussi bien pour la cuisine que pour les cosmétiques.

Après avoir testé de nombreuses recettes, j’ai enfin réussi à trouver LA bonne ! Car le problème est que, bien souvent, le mélange se déphase, l’huile remontant à la surface et le reste des ingrédients (bicarbonate de soude et fécule) formant alors un bloc en dessous. Ou bien le déo devient du béton en hiver et est trop liquide en été… Bref, il y avait toujours un hic.

Mon déodorant actuel, dont je vais vous donner la recette de ce pas, n’a pas cet inconvénient. Le secret ? De la cire, qui « stabilise » le mélange. Je me suis fortement inspirée de la recette d’Antigone XXI, que l’on ne présente plus.

Tiens, d’ailleurs, ça me fait penser, là, comme ça, j’ai un flash en rédigeant l’article : les déodorants conventionnels, en fait, je crois pas qu’ils marchent super bien : je crois surtout que c’est leurs parfums chimiques super forts qui font que l’on ne sent plus qu’on pue ! ^^ L’odeur du déo masque l’odeur de la transpiration. 🙃

Bref, fabriquer son déodorant 100 % naturel, c’est très économique (malgré le prix de l’huile de coco au kilo), hyper rapide, et surtout, ça marche du tonnerre. Pour les éventuelles taches sur les vêtements, il suffit d’humidifier l’endroit taché et de frotter un peu de savon de Marseille dessus avant de mettre en machine. Ça prend 30 secondes.

Déodorant maison 100 % naturel

Pour un petit pot :

  • 15 g d’huile de coco
  • 9 g de bicarbonate de soude alimentaire fin
  • 6 g de fécule (pomme de terre, maïs…)
  • 1,5 g de cire végétale (soja, candelilla, carnauba…)
  • Facultatif : 5 gouttes d’huile(s) essentielle(s) (lavande, palmarosa, ylang-ylang…)
  1. Faites fondre au bain-marie l’huile de coco et la cire végétale.
  2. Retirez du feu et ajoutez le bicarbonate et la fécule en mélangeant bien.
  3. Ajoutez éventuellement quelques gouttes d’huile(s) essentielle(s). L’huile essentielle de palmarosa par exemple, est réputée pour lutter contre les mauvaises odeurs de transpiration. Mélangez de nouveau.
  4. Versez immédiatement dans un petit pot hermétique.
  5. Laissez refroidir à température ambiante. Fermez le pot.

Mise à jour 2021 : les huiles essentielles ont beau être d’origine naturelle, elles ont un fort impact environnemental. De ce fait, j’ai réduit leur usage et je n’en utilise plus pour fabriquer mon déodorant, qui marche tout aussi bien.

Comment conserver et utiliser mon déodorant

Je conserve mon déodorant dans la salle de bains, à température ambiante, pendant plusieurs mois. C’est un déodorant à appliquer avec les doigts. Mais pour plus de facilité (surtout en hiver où il peut durcir davantage), vous pouvez le « racler » à l’aide d’une petite spatule ou du manche d’une cuillère à café. Et attention, un tout petit peu de déo suffit ! Non seulement il est très efficace (plus de mauvaises odeurs), mais en plus vous sentirez bon la noix de coco, et ce, tout en subtilité ! ^^

Bon à savoir

L’huile de coco a des propriétés antibactériennes. Il en existe de la désodorisée mais personnellement, je préfère bénéficier de l’odeur gourmande de cette huile !

Le bicarbonate de soude neutralise les odeurs et les bactéries qui en sont responsables. On en met d’ailleurs souvent sur une petite coupelle dans le frigo à cet effet. 🙂 Il absorbe également l’humidité.

La fécule a elle aussi des propriétés absorbantes.

La cire végétale, comme dit plus haut, permet de stabiliser le mélange. Ainsi, il ne se déphase pas et n’est ni trop liquide, ni trop dur.

Enfin, les huiles essentielles sont tout à fait facultatives dans la recette mais :

  1. Elles parfument agréablement le déodorant ;
  2. Elles ont des propriétés intéressantes. On préconise souvent l’huile essentielle de palmarosa, antibactérienne, qui serait très efficace sur les bactéries responsables des odeurs de transpiration justement. Vous pouvez d’ailleurs l’utiliser seule, à raison d’une petite goutte par aisselle. Il faut aimer l’odeur, qui est assez forte (odeur de rose et de géranium). Faites cependant attention aux huiles que vous choisissez. Certaines sont très puissantes et déconseillées pour une utilisation quotidienne. D’autres sont photosensibilisantes, irritantes, ou encore ne conviennent pas aux femmes enceintes, aux enfants, ou aux personnes souffrant de certains problèmes de santé.
Présentation de tous les ingrédients nécessaires pour fabriquer son déodorant.

Gestion des déchets

Pour ce qui est des déchets générés, on va dire que je n’ai aucun déchet immédiat car les produits utilisés vont me durer longtemps. Le  bicarbonate et la fécule, j’en achetais de toute façon déjà auparavant donc cela ne va rien changer, j’aurai toujours les emballages à jeter tôt ou tard… (Si seulement je pouvais trouver ces produits en vrac !) Je récupèrerai le pot d’huile de coco une fois celle-ci terminée (et ce n’est pas pour tout de suite). Idem pour la cire : je garderai le contenant pour y mettre autre chose. Pour ce qui est de la fiole d’huile essentielle, vu que c’est mon frère qui me fournit, je lui ramènerai la fiole pour qu’il me la re-remplisse si c’est possible (c’est fou mais je n’y avais encore jamais pensé !). Enfin, chaque fois que le déodorant sera terminé, j’en referai un dans le même pot. 😏

Et vous, quel(le) est votre (recette de) déodorant ?

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