Vous êtes-vous déjà posé la question de savoir où allait votre argent une fois déposé en banque ? Ce qu’il finance ? Car il ne faut pas croire qu’il dort gentiment sur votre compte, oh que non ! Votre argent est actif. Et bien souvent, il sert à financer des projets de déforestation et des entreprises néfastes pour la planète, notamment dans le secteur des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz), qui contribuent fortement au réchauffement climatique. Alors, et si vous passiez à une banque (plus) verte si ce n’est pas déjà fait ?

Les banques, acteur majeur de la crise climatique
Les banques, via les financements et investissements qu’elles réalisent avec notre argent, jouent ainsi un rôle majeur dans la crise climatique. C’est pourquoi il est important de bien choisir sa banque ! Car y mettre nos sousous, c’est augmenter notre empreinte carbone.
Selon Oxfam France, « nous polluons encore plus via ce que finance notre argent que via notre propre consommation. Notre argent est notre premier poste d’émissions de CO2. » Et oui, ce n’est pas quelque chose de palpable pour nous. On ne s’imagine pas ce qu’implique de mettre notre argent en banque, cela paraît très abstrait. Et pourtant, il n’y a pas plus concret que ça finalement, quand on pense à l’impact que ça peut avoir sur l’environnement !
Pas légitime pour vous en parler…
En toute transparence, cela fait de nombreuses années que je veux aborder ce sujet avec vous. Sauf que je n’ai jamais réussi à franchir le pas du changement moi-même, pour diverses raisons personnelles. Du coup, je ne me sentais pas légitime. Ça me gênait de vous en parler, alors que moi-même je ne montrais pas l’exemple. Je me sentais un peu comme une faussaire, comme une « mi-écolo », voire une « sous-écolo ». Parce que je n’arrivais pas à franchir ce cap super important du changement de banque, alors qu’à côté j’avais pourtant mis en place énormément de pratiques en faveur de la protection de la planète, dont le fait de devenir végétarienne, quasi végétalienne (dont l’impact environnemental – positif – est très fort). Et puis, si je changeais de banque, c’était pour la « meilleure », je mettais la barre haute. Alors qu’au final, déjà, aucune banque n’est parfaite sur tous les plans. Mais en plus, être dans une banque qui n’était pas mal classée, c’était déjà très bien. 😌
C’est bête d’avoir eu cette gêne, de s’être mis autant de pression. Vous informer, vous sensibiliser au sujet, c’est déjà faire ma part de colibri finalement. 🐦 Imaginez si moi je n’ai pas la banque la plus verte qui soit, mais que j’arrive à convertir ne serait-ce qu’une poignée de personnes dont les comptes seraient dans des banques vraiment néfastes pour l’environnement ? Eh bien, c’est toujours beaucoup plus bénéfique que de passer moi seulement à une banque encore plus verte ! C’est comme si chacun fait un pas en décidant de manger moins de viande sans devenir végéta*ien. Cela aura toujours beaucoup plus d’impact qu’une seule personne décidant de devenir végane. La perfection ne sert à rien. Je l’ai compris aujourd’hui. 😌
Ma banque
Plus les années passent, et plus je me rends compte que ma banque, La Banque Postale en l’occurrence, qui n’a jamais compté parmi les mauvais élèves, en occupant quand même toujours une place honorable dans le classement sur une dizaine de banques françaises, semble améliorer ses pratiques. Et en 2025, elle comptait parmi les 4 banques françaises les plus éthiques selon Greenly Earth.

Des engagements notables
Je me suis également pas mal renseignée sur les engagements de La Banque Postale sur son site Internet. Et en voici quelques-uns :
- depuis 2015, la banque achète exclusivement de l’électricité issue des énergies renouvelables pour sa propre consommation ;
- en 2022, La Banque Postale est devenue une entreprise à mission ;
- La Banque Postale s’est fixé l’objectif d’atteindre le zéro émission nette d’ici 2040 pour toutes ses activités. Soit 10 ans avant l’échéance fixée par l’Accord de Paris. Pour ce faire, elle prévoit d’ici à 2030 de sortir définitivement des secteurs du charbon thermique, du pétrole et du gaz. Cela constitue une décision notable. C’est en effet la seule grande banque française à reconnaître l’urgence climatique et environnementale de se défaire des énergies fossiles ;
- en 2021, elle devient la première banque européenne et l’une des premières banques mondiales à disposer d’une trajectoire de décarbonation validée par la « Science Based Target initiative » ;
- entre 2023 et 2024, elle lance un crédit immobilier à impact, une carte à impact en partenariat avec le WWF France ainsi que des dépôts à terme (DAT) et comptes à terme (CAT) verts et sociaux.
Pour en savoir plus sur les engagements de la Banque Postale, rendez-vous sur son site Internet, sur cette page ou celle-ci par exemple.
Bref, je sors enfin du placard avec ma banque. Même si elle n’est pas parfaite, elle fait de beaux efforts envers la transition écologique. Et j’écris donc enfin sur ce sujet brûlant ! 🔥 (Ben oui, on parle quand même du réchauffement climatique ! 😉)
Bon plan
J’en profite pour vous dire que, si jamais vous souhaitez passer à La Banque Postale, je peux vous parrainer et vous faire bénéficier de 50 € offerts à l’ouverture d’un compte* grâce au lien : https://parrainage-filleul.labanquepostale.fr?idup=218650
* Pour toute souscription d’une Formule de Compte, hors Formule de Compte Simplicité.
Les banques les plus vertes aujourd’hui
Bien sûr, il n’y a pas que la Banque Postale, et heureusement qu’on peut compter sur d’autres ! 🙂 Je vous ai beaucoup parlé de cette dernière parce qu’il s’agit de la mienne, que j’étais forcément intéressée de creuser davantage sur ses pratiques pour savoir comment était utilisé mon argent. Et parce qu’au final, je suis ravie de voir qu’elle s’améliore toujours plus. Et j’avais ainsi envie de partager cela avec vous.
Mais il y en a d’autres très bien, même mieux. En termes d’impact environnemental en tout cas, mais parfois plus limitées en termes d’offre de produits, ou plus chères. Je vous laisse effectuer vos propres recherches pour chacune d’elles. 😊
✅ Bref, voici le palmarès des banques traditionnelles à privilégier :
- La Banque Postale
- Le Crédit Coopératif
- Le Crédit Mutuel
- La Nef (le Doudou y a un compte d’épargne)
✅ Et parmi les néo-banques – banques qui n’existent qu’en ligne –, les meilleures élèves sont :
- helios
- Green-Got
✖️ Les banques traditionnelles très mauvaises élèves, à éviter :
- Banque populaire-Caisse d’épargne (BPCE)
- BNP Paribas
- Crédit agricole
- Société générale


Facts & Figures :
La France est le troisième pays au monde à investir le plus dans l’industrie fossile, après les États-Unis et la Chine.
En 2020, les émissions de gaz à effet de serre issues des activités de financement et d’investissement des six plus grosses banques françaises représentaient huit fois les émissions de CO2 de la France.
Le Crédit Coopératif et la Banque Postale proposent un livret Développement Durable et Solidaire (LDDS) qui permet d’épargner tout en soutenant le financement de l’Économie Sociale et Solidaire, des PME et des travaux d’économie d’énergie.
Un rapport d’Oxfam France datant de 2020 indique que si les activités de BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole continuent sur leur lancée, elles nous rapprocheront de + 4 à + 5 °C d’ici 2100.
En 2020, pendant la crise sanitaire qui a fait chuter la valeur boursière des grands groupes pétroliers, BNP Paribas a injecté à elle seule 10 milliards d’euros dans les huit majors pétrolières (Total, Shell, BP, Chevron, Eni, ExxonMobil, Repsol, Equinor).
Le même rapport indique que « si l’on considère que les Français ont en moyenne 25 000 euros sur leurs comptes, nous polluons encore plus via ce que finance notre argent que par notre propre consommation. Notre argent représente donc notre premier poste d’émissions de CO2. » Édifiant.
Conseils pour faire évoluer les pratiques des banques
Si vous décidez de changer de banque, n’hésitez surtout pas à expliquer à votre banque actuelle pourquoi vous le faites. Si chacun·e le fait, cela pourra avoir un impact. Les banques tiennent à leur réputation et peuvent en réalité se permettre assez facilement de réorienter la partie énergies fossiles de leur vaste portefeuille d’activités.
Je me souviens d’ailleurs qu’un jour, Doudou, euh, mon mari quoi ^^, n’était pas d’accord avec un truc que lui proposait sa banque. Ou il voulait clôturer un de ses comptes pour le mettre ailleurs. Je ne sais plus très bien l’histoire. Mais ce que je sais, c’est que c’était pour des raisons écologiques et qu’il a choisi de le leur dire. #fieredelui❤️
Après, pour certaines personnes, il peut être plus compliqué de changer de banque (pour raisons diverses, comme un prêt immobilier en cours – mais certaines banques acceptent le rachat de crédit). Toutefois,on peut toujours commencer par ouvrir un compte dans une banque éthique pour y placer (une partie de) son épargne, faire des placements sur des produits de placements éthiques (ceux labellisés Finansol par exemple, qui sont fiables*, et dont les produits de la Nef font partie, ou encore labellisés GreenFin, garant d’un financement de la transition écologique et énergétique). 😌
* Ce label est l’unique référence pour la finance solidaire. Il certifie qu’un placement est bien solidaire et qu’il contribue véritablement à la solidarité internationale.


Sources : Vert le média, Greenly Earth, Greenpeace, Oxfam France.

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